Nouveaux membres

Micheline Cambron

Micheline Cambron est née à Montréal. Elle a fait ses études primaires et secondaires dans les écoles publiques de la Commission des écoles catholiques de Montréal, puis son Cégep au Collège de Maisonneuve. Elle a poursuivi des études en littérature à l'Université de Montréal, où elle a obtenu un diplôme de doctorat en 1988. Sa thèse a été publiée sous le titre Une société, un récit. Discours culturel au Québec 1967-1976. Professeure au Département des littératures de langue française depuis 1989, elle consacre principalement ses enseignements et ses publications à la littérature et à la culture québécoises des XIXe et XXe siècle. Elle s'est, entres autres, intéressée au théâtre, au récit utopique, aux relations entre littérature et médias, à l'épistémologie des sciences humaines et de la littérature et aux questions d'éducation et de transmission de la culture. Elle cherche à comprendre les relations entre littérature et société, abordant pour cela ses objets dans une perspective interdisciplinaire qui fait une large place à la notion de récit. Elle a également dirigé des publications sur Fernand Dumont et Paul Ricœur.

Elle a enseigné en Allemagne et en Italie et été titulaire de la Chaire d’études du Québec contemporain de l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3 en 2009-2010, y organisant entres autres activités le cycle Les créatrices du Québec et le vaste monde (Forum UNESCO pour l’égalité des genres, avec l’appui de la Délégation générale du Québec à Paris, de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et de l’Association internationale des études québécoises (AIÉQ)). Elle a également contribué à placer la littérature sur la place publique à titre de directrice du Centre d'études québécoises de l'Université de Montréal (CETUQ) puis de directrice du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoise (CRILCQ), qu'elle a cofondé avec Denis Saint-Jacques, organisant ou coorganisant des colloques, des tables-rondes et de nombeuses rencontres littéraires. Elle est membre du comité de rédaction des revues Globe et Recherches sociographiques.

Au Québec, ses travaux ont été publiés dans des revues savantes – Études françaises, Voix et images, Études littéraires, Tangence, Argument, Globe, Recherches sociographique, Bulletin d'histoire politique, Sens  – et  dans des périodiques culturels – Cahiers de théâtre Jeu, Possibles, Liberté, Spirale, entre autres. À l'étranger, elle a publié dans Littérature, Quebec Studies, Le Français d'aujourd'hui, Modernités et Belphegor. Littératures populaires et culture médiatique. Elle a en outre publié 13 ouvrages à titre d’auteure, de directrice ou de codirectrice de publication et codirigé 3 rééditions d'ouvrages anciens, en plus de signer une soixantaine de chapitres de livres, au Canada et à l’étranger. Elle poursuit actuellement des travaux sur l'histoire de la vie culturelle québécoise, la presse de l'entre-deux guerres et les savoirs de la littérature et rédige un ouvrage sur la littérature du XIXe siècle québécois.

Elle est membre de la Société royale du Canada depuis 2013 et de l'Académie des lettres du Québec depuis 2017.

Bibliographie sélective récente

Livres

Une société, un récit. Discours culturel québécois (1967‑1976), Montréal, Éditions Alias, 2017 [réédition de l'ouvrage paru aux éditions de l’Hexagone en 1989].

Une partie de campagne de Pierre Petitclair, édition préparée avec Louise Frappier, avec la collaboration de Mathilde Cambron-Goulet, Montréal, Éditions Alias, 2017.

Quand la caricature sort du journal. Baptiste Ladébauche 1878-1957, collectif codirigé avec Dominic Hardy, avec la collaboration de Nancy Perron, Montréal, Fides, 2015.

L’événement de lecture, collectif codirigé avec Gérard Langlade, Montréal, Éditions Nota bene, 2015.

Les mystères de Montréal par Ladébauche d'Hector Berthelot, texte établi par Micheline Cambron, avec une préface de Gilles Marcotte et une postface de Micheline Cambron, Montréal, Éditions Alias, 2013.

André Brochu, écrivain, collectif codirigé avec Laurent Mailhot, Montréal, Hurtubise, 2006.

Micheline Cambron (dir.), La vie culturelle à Montréal vers 1900, Montréal, Fides, 2005.

Micheline Cambron (dir.), Créer, penser, informer. Réseaux et échanges dans la francophonie d’Amérique, Université de Montréal, 2005.

Les Soirées du Château de Ramezay de l'école littéraire de Montréal, édition intégrale présentée par Micheline Cambron et François Hébert, Montréal, Fides, 1999.

Micheline Cambron (dir.), Le Journal Le Canadien. Littérature, espace public et utopie (1836-1845), Montréal, Fides, 1999.

 

Actes de colloque en ligne

La recherche sur la presse. Nouveaux bilans nationaux et internationaux, codirigé avec Stéphanie Danaux, avec la collaboration de Sophie Dubois, mise en ligne novembre 2013.

L’héritage littéraire de Paul Ricœur, codirigé avec Lucie Bourassa et Suzanne Foisy, mise en ligne en juin 2013.

 

Articles et chapitres récents

« Presse et ondes radiophoniques. Sur les traces des voix disparues », en collaboration avec Marilou St-Pierre, Sens Public, dossier « (Re)constituer l’archive », 2016.

« La poésie sur les ondes radiophoniques : "irradier" les poètes dans l'espace public québécois des années 30 », Voix et images, vol. 40, no 2, hiver 2015, p. 45-57.

« Vivre et écrire Hochelaga », Études littéraires, vol. 45, no 2, été 2014, p. 51-62.

« Les vertus de Maria Chapdelaine. Projections identitaires et cinématographie », Festschrift für Hans-Jürgen Lüsebrink, C. Vatter et R. Dion (dir.), Roehrig St. Ingbert, 2012, p. 95-110.

« Vie culturelle : la turbulence comme métaphore », en collaboration avec André G. Roy, Globe. Revue internationale d’études québécoises, vol. 15, no 1-2, 2012, p. 201-229.

« L’indiscipline de la culture : objets et méthode », Globe. Revue internationale d’études québécoises, vol. 15, no 1-2, 2012, p. 13-21.

« Lecture et non-lecture de Jean Rivard d’Antoine Gérin-Lajoie », Transmission et héritage, M.-E. Lapointe et K. Cellard (dir.), Montréal, PUM, 2011, p. 113-141.

« Fernand Dumont, lecteur », dans Nos vérités sont-elles pertinentes? L'oeuvre de Fernand Dumont en perspective, Québec, PUL, 2009, p. 107-119.

« Vous avez dit roman? Hybridité générique de nos premiers romans, L’influence d’un livre et Les révélations du crime », Voix et images, vol. 32, no 3, printemps 2007, p. 45-57.

« Entre géographie et littérature : frontières et perspectives dialogiques », en collaboration avec Marc Brosseau, dans Sciences sociales et littérature, vol. 44, no 3, 2003, p. 525-547.

« Des petits récits et du grand récit. Raconter l'histoire de la littérature québécoise », Littérature, Paris, no 124, 2001, p. 81-97.

 


Daniel Canty

Daniel Canty est écrivain et scénariste, artiste et réalisateur. Il élabore, depuis la fin du 20e siècle une œuvre protéiforme où l’écriture se prête à toutes les métamorphoses.

Ses débuts d’écrivain sont contemporains de l’essor du numérique à la fin du 20e siècle. Il publie alors l’essai Êtres artificiels (1997), une histoire des automates dans la littérature américaine et signe, avec DNA Media à Vancouver, sa première réalisation, Einstein’s Dreams (1999), l’adaptation en ligne d’un roman d’Alan Lightman. Il amorce à la même époque le chantier de Wigrum (2011), roman-collection dont la version initiale est publiée sur le Web.

L’Institut des nouveaux médias de Banff l’invite à créer un atelier d’écriture pour les nouveaux médias. Il y réalise l’espace Web Horizon zéro : art+culture numérique au Canada (2002) puis y anime le sommet Interactive Screen (2005-2010), consacré aux arts numériques internationaux. De retour à Montréal, il fonde, avec Julien Fonfrède et Philippe Gajan, la section Temps zéro, cinémas en mutation (2003-2006) du Festival du nouveau cinéma et se joint au collectif de poésie C’est selon, (2002-2005).

En plus d’écrire ses œuvres, il signe leur mise en livre, raffinant le travail qu’il a déployé pour la réalisation de la trilogie La table des matières, conçue en complicité avec Studio Feed. Les ouvrages collectifs aux formes graphiques complexes que sont Cité selon (2006), La table des matières (2007) et Le livre de chevet (2009) cherchent à prolonger l'esthétique de l’écriture dans la forme même du livre.

Il multiplie, au fil d’invitations de centres d’artistes, les inventions imprimées. Ses réalisations, où il détourne les moyens du design à des fins poétiques, attirent l’attention des studios montréalais où il conçoit et scénarise des projets d’expositions, de publications, d’interfaces et d’images de marque. Il prête main forte à divers projets d’édition, par exemple en créant l’identité du Cheval d’août éditeur, en agissant à titre de consultant pour une monographie sur le festival Elektra (2010), ou en concevant des ouvrages à partir du travail des artistes [The User], du designer Julien Vallée ou de la chorégraphe Line Nault.

Chacune de ses propositions implique l’invention méticuleuse d’une forme. Il a récemment publié Mademoiselle Manivelle (2017), une spéculation située sur les rives futures du Canal de Lachine et travaille à un cycle « d’auto-science-fictions » entamé avec le livre et l’exposition Bucky ball (2014) et L’été opalescent (2016), qui revisitent les futurs antérieurs de la montréalité. Mappemonde (2016) est un essai autofictif sur les origines banlieusardes de la littérature. VVV (2015), un « atlas géopoétique », fait suite au récit Les États-Unis du vent (2014), et témoigne d’une trilogie d’odyssées transfrontières avec l’artiste Patrick Beaulieu. Il poursuit la réalisation et l’écriture d’un feuilleton en ligne, Costumes nationaux.

En tant que cinéaste, Daniel a notamment réalisé la fiction Cinéma des aveugles (2010), le film expérimental Longuay (2011/2017), le projet transmédia Le tableau des départs (2010) et co-signé le scénario d’If ou le rouge perdu (2016), un film d’animation de Marie-Hélène Turcotte. Il participe à titre de dramaturge ou d’auteur à la création de pièces de théâtre et de danse, d’installations et d’interfaces : il a signé, avec Marie Brassard, l’adaptation des textes de Nelly Arcan pour La fureur de ce que je pense (2013), orchestré, avec Robert Morin, la diffusion Web de Journal d’un coopérant (2010), ourdit un drame alimentaire inspiré par les collages d’Annie Descôteaux, Ad Nauseam (2012), composé une partition à partir des mots de personnes touchées par des problèmes de santé mentale, La maladie de la réalité (2014), signé des librettos pour Operator, un automate électroluminescent conçu par Mikko Hynninen (2012, 2014) et pour Wanderer (2017), un essaim de machines scripturaires créé par l’artiste allemande Kerstin Ergenzinger.

Daniel est également traducteur de livres de poésie de Stephanie Bolster, Benoit Jutras, Erin Moure, Michael Ondaatje et Charles Simic et d’un essai d’astronomie spéculative de l’anarchiste Auguste Blanqui. Il a été le traducteur officiel du poète du Parlement, Fred Wah, et traduit Jenny Holzer pour la scène, Leonard Cohen, Glenn Gould et Anne Hébert à l’écran.

En 2014, il était récipiendaire du studio du Québec à Londres. Il a étudié la littérature, l’histoire et la philosophie des sciences à Montréal, l’édition à Vancouver et le cinéma à New York. Il poursuit son travail tout en enseignant l’écriture à l’École nationale de théâtre du Canada et le design d’évènements à l’Université du Québec à Montréal. Il croit que l’écriture est une forme de vie, et que la fiction fait aussi partie de la réalité. Il a de nombreux projets. Son site Web est danielcanty.com.

Bibliographie sélective récente

Livres

Mademoiselle Manivelle (fiction), Montréal, La table des matières, 2017.

L’été opalescent (récit), Montréal, La table des matières, 2016.

Mappemonde (essai), Montréal, Le Noroît, 2016.

VVV. Trois odyssées transfrontières (essais et récits, avec Patrick Beaulieu), Montréal, Le Passage, 2015.

Les États-Unis du vent (récit), Saguenay, La Peuplade, 2014.

Bucky ball (récit), Montréal, Artexte, 2014.

Wigrum (roman), Saguenay, La Peuplade, 2011.

La table des matière (collectifs de fiction et de poésie dirigé par Daniel Canty) :

Le livre de chevet. Un sommeil suscité par Daniel Canty, Montréal, Le Quartanier, 2009.

La table des matières. Une pièce montée de Daniel Canty, Montréal, Le Quartanier, 2007.

Cité selon. Une construction de Daniel Canty, Montréal, Le Quartanier, 2006.

Êtres artificiels (essai), Montréal, Liber, 1997.

 

Livrets et cartes

La ligne aveugle (libretto pour la chorégraphie Waltz de Jacques Poulin-Denis), Montréal, 2017.

Wanderer - spacetime poetry (libretto pour automates, instalation de Kerstin Ergenzinger), Basel, 2017.

Le pavillon de l’insolite (carte géopoétique pour une exposition d’Eric Mattson), Montréal, 2015.

La maladie de la réalité. Une prescription de Daniel Canty (partition théâtrale composée à partir des mots des Impatients), Montréal, 2014.

Operator – act 1 et 2 (libretto pour un automate alphanumérique et électroluminescent, partition de Mikko Hynninen), Helsinki, 2012 et 2014.

La fureur de ce que je pense (collage de textes de Nelly Arcan mis en scène par Marie Brassard), Montréal, 2013.

Ad Nauseam. Le festin de la veuve (dramuscule en huit services inspiré par une série de collage alimentaires d'Annie Descôteaux), St-Hyacinthe, 2012.

Stéréographe. Une géographie de Daniel Canty (carte géopoétique inspirée par le parcours des lignes d'autobus 25 et 74 de la Société des transports de Laval), Laval, 2012.

 

Sites Web

Costumes nationaux, 2015.

La société des grands fonds. Feuilleton aqualittéraire, 2008-2013.

Ad Nauseam. Le festin de la veuve, 2012.

La table des matieres, 2009.

Le tableau des départs. Un pays de Daniel Canty, 2010.

A1, 2010.

 

Traductions

Benoit Jutras, Court of Miracles (poésie), Québec, VU, 2013.

Erín Moure, Petits théâtres (poésie), Montréal, Le Noroît, 2013.

Auguste Blanqui, Eternity Through the Stars (essai), New York et Chicago, Grenfell Press and Donald Young Gallery, 2012.

Michael Ondaatje, L’homme aux sept orteils (poésie), Montréal, Le Noroît, 2011.

Charles Simic, Alchimie de brocante (poésie), Montréal, Le Noroît, 2010.

Stephanie Bolster, Pierre blanche (poésie), Montréal, Le Noroît, 2007.

 

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Joël Des Rosiers

Psychiatre, psychanalyste, poète et essayiste, Joël Des Rosiers est l’auteur de plusieurs recueils de poésie, dont Métropolis Opéra  (1987), Tribu (1990), Savanes (1993), Vétiver (1999), Caïques (2008), Gaïac (2010) et Chaux (2015). Son œuvre littéraire comprend également une nouvelle, Un autre soleil (2007), et un recueil de correspondances, Lettres à l'Indigène (2009).

Né aux Cayes (Haïti) en 1951, descendant de Nicolas Mallet, signataire de l’Acte de l’indépendance, Joël Des Rosiers vit au Québec depuis l’enfance lorsque ses parents, opposants politiques à la dictature, gagnent l’exil. Sympathisant du mouvement situationniste à Strasbourg durant ses années d’études en France, il a accueilli et milité en faveur des réfugiés et des sans-papiers. Plus tard devenu vice-président de l’UNEQ, il a participé au mouvement des villes refuges en faveur des écrivains persécutés dans le monde et milité pour que Montréal et Québec adhèrent à la charte des villes refuges.

Dans son essai intitulé Théories caraïbes. Poétique du déracinement (1996, Prix de la Société des écrivains canadiens, réédité et augmenté en 2009), « à ce jour, l’une des tentatives les plus ambitieuses pour penser la condition et la fiction haïtiennes à la grandeur de son américanité », il ouvre les espaces et les identités dans le contexte d'une littérature postnationale. Son dernier essai, Métaspora. Essai sur les patries intimes (2013), a été nommé « essai de l’année » par l’émission internationale La librairie francophone et a été distingué aux États-Unis par le Prix du MLA for Independent Scholars. D'une écriture au flux serein, son recueil Gaïac (2010) se déploie dans l’émerveillement pur du langage. Dans le dernier opus, Chaux (prix Fetkann! de la poésie), le poème s’écrit sur une page de chaux inscrivant dans la matière des origines l’impulsion des mots et le souffle de la vérité comme si des murailles même la pierre criait, « le vocabulaire est d’une précision qui irradie cette langue, qui fait naître d’elle les sens les plus incongrus comme les plus savants ».

En 1990, il était finaliste aux Prix du Gouverneur général pour Tribu. Le recueil Vétiver lui a valu le Grand Prix du livre de Montréal en 1999 et le 16e Grand prix du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières en 2000, la traduction anglaise du recueil ayant également été saluée par le Prix du Gouverneur général en 2006. En 2011, le Prix du Québec Athanase-David lui est décerné pour l’ensemble de son œuvre.

La poésie de Joël Des Rosiers est parcourue d'un amour de la langue qui est science, médecine et sensualité. Elle embrasse les espaces depuis les longs fleuves arctiques vus d’avion jusqu’aux plus minuscules cayes. Imprégnée de la passion de l'auteur pour l’architecture et l’art contemporain, elle témoigne d’une filiation spirituelle et sensorielle dont la prégnance est éprouvée grâce à la richesse olfactive du vétiver ou à la puissance mythique du gaïac. Poète dont la renommée internationale ne cesse de croître depuis son premier livre, Métropolis Opéra, paru il y a presque trente ans, Joël Des Rosiers a construit une œuvre dense, cohérente et s’est imposé comme une figure majeure de la scène poétique contemporaine.

Discours de présentation

Discours de réception

Bibliographie sélective récente

Poésie

Métropolis Opéra, Montréal, Triptyque/Vague à l’âme, 1987.

Tribu, Montréal, Triptyque, 1990.

Savanes, Montréal, Triptyque, 1993.

Vétiver, Montréal, Triptyque, 1999.

Caïques, Montréal, Triptyque, 2007.

Gaïac, Montréal, Triptyque, 2010.

Chaux, Montréal, Triptyque, 2015.

 

Essai

Théories caraïbes. Poétique du déracinement, Montréal, Triptyque, 1996; réédition, 2009.

MétasporaEssai sur les patries intimes, Montréal, Triptyque, 2013.

 

Nouvelle

Un autre soleil (avec Patricia Léry), Montréal, Plume & Encre, 2006; édition révisée, Montréal, Triptyque, 2007.

 

Roman épistolaire

Lettres à l’Indigène, Montréal, Triptyque, 2009.

 
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Louis Jolicoeur

Louis Jolicœur est écrivain, traducteur, interprète de conférence et professeur à l'Université Laval, où il dirige les programmes de traduction. Il est né à Québec, où il a fait des études d'anthropologie, de linguistique et de traduction, complétées par un séjour postdoctoral à Paris (Université de la Sorbonne-Nouvelle – École supérieure d’interprétation et de traduction), en 1993-1994. Son dernier livre, Poste restante, paru en 2015, relate un voyage en Orient dans les années 1970. Le voyage a souvent été le moteur de ses histoires, son affection pour l’Espagne, le Mexique, l’Italie, l’Inde ayant habité bon nombre de ses livres antérieurs, où l’ailleurs, lointain ou non, occupe toujours une place prépondérante.

Outre ses publications citées ci-dessous, certains de ses textes ont été publiés dans des revues du Québec (XYZ, Vice-versa, Stop, Possibles, Nuit blanche, Moebius), de France (Le serpent à plumes, Revue des deux Mondes, Le Moulin à gaufres) et du Mexique (Plural, Los Universitarios, La Jornada), ainsi que dans des collectifs en Argentine, au Mexique, en Belgique et au Canada. Il est membre des comités de rédaction de diverses revues (META, Sendebar, Hermeneus, Revuelta, Romanica Silesiana, Nuit blanche).

Il est également membre de P.E.N. Québec, de l’OTTIAQ, de l’UNEQ, de l’ATTLC, de l’ACT et de quelques autres associations et organismes. Il a écrit une cinquantaine d'articles et donné des conférences ici et là, en particulier sur la traduction littéraire et la littérature québécoise. Ses activités de recherche se concentrent actuellement sur la diffusion de la littérature québécoise dans le monde au moyen de la traduction.

Bibliographie sélective récente

Récits, romans, nouvelles

Poste restante (récit), Québec, L'instant même, 2015.

Le masque étrusque (roman), Québec, L'instant même, 2009.

Le Siège du Maure (récit), Québec, L'instant même, 2002, traduit en espagnol au Mexique par Silvia Pratt, sous le titre La Silla del Moro, en 2006.

Saisir l’absence (nouvelles), Québec, L'instant même, 1994, traduit en espagnol au Mexique par Silvia Pratt, sous le titre Ausenciario, en 2000.

Les virages d'Émir (nouvelles), Québec, L'instant même, 1990, traduit en espagnol en Espagne par Natalia Arregui, sous le titre Las correrías de Emir, en 2010.

L'araignée du silence (nouvelles), Québec, L'instant même, 1987.

 

Essais

Un funámbulo entre metáforas – Mantener el equilibrio en traducción literaria (en collaboration avec Natalia Arregui), Granada, EUG, 2013.

Des pas sur la neige – anthologie de poésie québécoise (édition revue et augmentée par L. Jolicœur), Québec, Presses de l'Université Laval, 2009.

Traduction et enjeux identitaires dans le contexte des Amériques (sous la direction de L. Jolicœur), Québec, Presses de l’Université Laval-CEFAN, 2007.

La sirène et le pendule : attirance et esthétique en traduction littéraire, Québec, L'instant même, 1995.

 

Traductions

Collectif d'auteurs, Nouvelles du Chili (Antología 2000), traduction française de Nahed Nadia Noureddine, Marie-Ève Létourneau-Leblond et L. Jolicœur, Québec, L'instant même, 2009.

Silvia Pratt, Ile de lumière (Isla de luz), traduction française de L. Jolicœur, Montréal, Les Éditions du Noroît, 2006.

Collectif d'auteurs, Nouvelles d'Irlande, traduction française de Julie Adam et L. Jolicœur, Québec, L'instant même, 1997.

Collectif d'auteurs, Nouvelles mexicaines d'aujourd'hui, traduction française et présentation de L. Jolicœur, Québec, L'instant même, 1993.

Vlady Kociancich, Abyssinie (Abisinia), traduction française de L. Jolicœur, Montréal, VLB, 1991.

Collectif d'auteurs, Rencontres / Encuentros - Escritores y artistas de Argentina y Quebec / Écrivains et artistes d'Argentine et du Québec, traduction française et espagnole de Cecilia Ponte et L. Jolicœur, Montréal, Les Éditions Sans Nom, 1989.

Miguel de Unamuno, Paix dans la guerre (Paz en la guerra), traduction française de Alain Guy et L. Jolicœur, Québec, Le Beffroi, 1988.

Juan Carlos Onetti, Une nuit de chien (Para esta noche), traduction française et présentation de L. Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1987 ; rééditié chez 10/18, 1990, 2012.

Juan Carlos Onetti, Les adieux (Los adioses), traduction française et présentation de L. Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1985 ; rééditié chez 10/18, 1994, 1998.

Juan Carlos Onetti, Le puits (El pozo), traduction française et présentation de L. Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1985 ; rééditié chez 10/18, 1994.

 

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Catherine Mavrikakis

Catherine Mavrikakis  est née en 1961. Elle a publié à ce jour sept romans dont La ballade d’Ali BabaLes derniers jours de Smokey NelsonLe ciel de Bay City et Oscar De Profundis publiés au Québec aux Éditions Héliotrope et en France aux Éditions Sabine Wespieser.

Elle est l’auteure d’un oratorio, Omaha Beach. Elle a écrit aussi 7 essais, parmi lesquels Diamanda Galás. Guerrière et gorgone, L'éternité en accéléré et Condamner à mort  qui a remporté le prix Victor-Barbeau.

Ses livres sont traduits en plusieurs langues, en italien et en suédois notamment, et de nombreux prix les ont récompensés, dont le Prix de la Ville de Montréal, le Prix des libraires du Québec, le Prix Jacques-Cartier et le Prix littéraire des collégiens.

Elle est professeure de littérature au Département des littératures de langue française  à l’Université de Montréal.

Bibliographie sélective récente

Romans

Oscar de Profundis, Montréal, Héliotrope, 2016; Paris, Sabine Wespieser éditeur, 2016.

La ballade d’Ali Baba, Montréal, Héliotrope, 2014; Paris, Sabine Wespieser éditeur, 2014.

Les derniers jours de Smokey Nelson, Montréal, Héliotrope, 2011; Paris, Sabine Wespieser éditeur, 2012 ; traduit en suédois sous le titre Smokey Nelsons sista dagar Författare, Stockholm, Sekwa förlag, 2015 ; en grec sous le titre Ο ουρανός του Μπέι Σίτι, Athènes, Βιβλιοπωλείον της Εστίας, 2015  ; en italien sous le titre Gli Ultimi Giorni di Smokey Nelsey, Rovereto, Keller editore, 2016.

Le ciel de Bay City, Montréal, Héliotrope, 2008 ; Paris, Sabine Wespieser éditeur, 2009 ; traduit en suédois sous le titre Himlen i Bay city, Stockholm, Sekwa förlag, 2010.

Fleurs de crachat, Montréal, Leméac, 2005 ; traduit en anglais par Nathalie Stephens sous le titre Flowers of Spit, Toronto, Bookthug, 2012.

Ça va aller, Montréal, Leméac, 2002 ; réédité chez Bibliothèque Québécoise, 2013.

Deuils cannibales et mélancoliques, Laval, Éditions Trois, 2000 ; réédité chez Héliotrope en 2009 ; traduit en anglais par Nathalie Stephens sous le titre A Cannibal and Melancholy Mourning, Toronto, Coach House, 2004.

 

Essais

Diamanda Galas. Guerrière et gorgone, Montréal, Héliotrope, 2014.

Ce que dit l’écorce (coécrit avec Nicolas Lévesque), Montréal, Nota bene, 2014.

L’éternité en accéléré. E-carnet (essai-fiction), Montréal, Héliotrope, 2011.

« Duras aruspice », préface à Marguerite Duras, Sublime, forcément sublime Christine V., Montréal, Héliotrope, 2006.

Condamner à mort. Les meurtres et la loi à l’écran, Presses Universitaires de Montréal, 2005.

Ventriloquies (essai-fiction coécrit avec Martine Delvaux), Montréal, Leméac, 2003.

La mauvais langue. Essai sur la décomposition des langues, Seyssel, Champ Vallon, 1997.

 

Théâtre

Omaha Beach. Un oratorio, Montréal, Héliotrope, 2008.

 

Documentaire

Le photographe inconnu de Loic Suty, participation dans l’écriture d’un documentaire en réalité virtuelle, ONF, Turbulent Média, 2015.

 

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France Théoret

France Théoret, poète, romancière et essayiste, est née à Montréal. Elle a obtenu un doctorat en études françaises de l’Université de Sherbrooke, en 1982. Elle a enseigné la littérature au collégial, de 1968 à 1987. 

Membre de la direction de la revue La Barre du jour de 1967 à 1969, elle a écrit le monologue de l’ouvrière de La Nef des sorcières, pièce collective créée au Théâtre du Nouveau Monde en 1976, cofondé le journal féministe Les Têtes de pioche la même année et, en 1979, le magazine culturel Spirale, qu’elle a dirigé de 1981 à 1984. Avec la compositrice Micheline Coulombe-Saint-Marcoux, en 1984, elle a créé Transit, un théâtre musical. 

Elle a reçu des nominations pour plusieurs de ses livres et obtenu le prix Athanase-David pour l’ensemble de son œuvre en 2012.

La majorité de ses livres sont traduits en anglais. Ses poèmes, traduits en anglais, italien, espagnol, sont publiés dans des anthologies.

Elle a donné de nombreuses conférences au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Europe. 

Elle a animé des ateliers littéraires libres, destinés aux femmes, de 1985 à 2000.

Discours de présentation

Discours de réception

 

Bibliographie sélective récente

Théâtre

« L’Échantillon » dans La Nef des sorcières, Poche Typo, 2014.

 

Poésie

Bloody Mary, Vertiges, Nécessairement putain, IntérieursPoèmes des origines, tirés de Étrangeté, l’étreinte, Éditions Typo, 2011.

Étrangeté, l’étreinte, Éditions de l’Hexagone, 1992.

La Fiction de l’ange, Éditions Trois, 1992.

Une mouche au fond de l’œil, Éditions Les Herbes rouges, 1998.

La nuit de la muette, Écrits des Forges, 2010.

L’été sans erreur, Éditions de l’Hexagone, 2014.

 

Romans et récits

Une voix pour Odile, Les Herbes rouges, 1978.

Nous parlerons comme on écrit, Éditions Les Herbes rouges, 1982.

L’homme qui peignait Staline, Éditions Les Herbes rouges, 1989.

Laurence, Éditions Les Herbes rouges, 1996.

Huis clos entre jeunes filles, Éditions Les Herbes rouges, 2000.

Les apparatchiks vont à la mer Noire, Éditions du Boréal, 2004.

Une belle éducation, Éditions du Boréal, 2006.

La femme du stalinien, Éditions Pleine Lune, 2010.

Hôtel des quatre chemins, Éditions Pleine Lune, 2011.

La zone grise, Éditions Pleine Lune, 2013.

Va et nous venge, Éditions Leméac, 2015.

 

Essais

Entre raison et déraison, Éditions Les Herbes rouges, 1987.

Journal pour mémoire, Éditions l’Hexagone, 1993.

Écrits au noir, Éditions du Remue-ménage, 2009.

 
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