Colloque des écrivains

Le Colloque des écrivains se tient annuellement
et réunit une quinzaine d’écrivains et de spécialistes autour d’un thème d’actualité.

Le 32e Colloque des écrivains se tiendra
le jeudi 23 octobre 2014
dans l’auditorium du Centre des Archives de Montréal.

La direction est assurée par Monsieur André Vanasse.

Programme

9h Mot de bienvenue : André Vanasse, membre du comité organisateur
 
Ouverture du colloque : Émile Martel, président de l’Académie des lettres du Québec
Présentation de la conférencière d’honneur, Nicole Brossard, par Françoise Guénette, animatrice du colloque « Traduction et poésie ». Françoise Guénette est journaliste indépendante et animatrice. Elle a été reporter à la radio de Radio-Canada, animatrice d’émissions de télévision et codirectrice en chef du magazine La vie en rose.

9 h 15 Conférence de Mme Nicole Brossard,
femme de tous les combats et particulièrement celui du féminisme, membre du premier bureau de l’Union des écrivaines et écrivains du Québec, fondatrice de La barre du jour, récipiendaire du Prix David et de deux doctorats honorifiques (Western Ontario University et l’Université de Sherbrooke), elle a reçu, entre autres, le prestigieux Prix Molson du Conseil des arts du Canada en 2006, pour l’ensemble de son œuvre. Au fil des ans, Nicole Brossard s’est révélée une figure incontournable de notre littérature. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec.
 
10 h 45 – 11 h : Pause café
 
11 h – 12 h 30: Table ronde : Dialogue sur la traduction
 
La traduction de la poésie donne très souvent lieu à un dialogue entre le traducteur et le poète traduit. Le poème n’est pas un texte d’information mais, même si on le compare au roman, il est presque toujours beaucoup plus elliptique et allusif. Que se passe-t-il dans l’échange qui a lieu entre le traducteur et le poète? Jusqu’à quel point le poète peut-il éclairer son traducteur sur le sens de ses poèmes? Comment se règle la tension entre justesse et invention? Ce dialogue ne force-t-il pas en même temps le poète à faire une relecture critique de ses propres textes? Cette table ronde convie trois traducteurs et trois auteurs à faire part de leur expérience.
 
Participants :
Les traductions de la poète Erín Moure du français, galicien, espagnol et portugais vers l’anglais incluent des livres de poésie par Nicole Brossard (traduits avec Robert Majzels), Louise Dupré, Rosalia de Castro, Chus Pato, Fernando Pessoa et Andrés Ajens. Son livre le plus récent (2014) est Insecession, une « écholation » de Secession de Chus Pato.
Steve Savage, poète et traducteur, a publié 2 x 2 et mEat au Quartanier. Il a aussi traduit Erín Moure, qui l’a traduit à son tour. Ses derniers poèmes ont été publiés en anglais, mais il n’en a pas écrit un traître mot. Il travaille à une mésadaptation de Delinquent (2009), un livre signé Mina Pam Dick de la poète new-yorkaise Pam Dick.
Donald Winkler est un cinéaste documentaire et traducteur littéraire qui a traduit, entre autres, Roland Giguère, Daniel Poliquin, Nadine Bismuth, Hubert Reeves et Georges Leroux. Il a gagné le prix du gouverneur général à trois reprises, le plus récemment pour le dernier recueil de poésie de Pierre Nepveu, Les verbes majeurs (The Major Verbs).
 
12 h 30 : Déjeuner
 
14 h 15 – 15 h 45 Table ronde :Traductions : ouverture sur le monde
 
Qu’est-ce qui pousse un auteur à traduire des poètes étrangers en français? Le hasard, la nécessité, la passion pour une autre littérature? L’intérêt pour la traduction de langues étrangères a beaucoup évolué ces dernières décennies au Québec et les éditeurs sont de plus en plus désireux de faire connaître aux lecteurs d’ici des poètes d’ailleurs. Sans compter les idiomes amérindiens qui s’imposent dans notre paysage littéraire depuis quelques années. Si les langues occidentales dominent largement le paysage de la traduction, les langues orientales et proche-orientales suscitent maintenant une attention accrue, ce qui pose des questions aux traducteurs. Quelles difficultés ceux-ci rencontrent- ils quand ils ne parlent pas la langue qu’ils traduisent? Devant quels enjeux sont-ils placés? Portrait d’une nouvelle situation...
Participant(e)s : Joséphine Bacon, Gilles Cyr, Chantal Ringuet, Rodney Saint-Éloi
 
15h45–16h : Pause café
 
16 h – 17 h 30 Table ronde : Regards sur les poésies nationales
 
Certains traducteurs éprouvent le désir de faire connaître aux lecteurs québécois la littérature de leur pays d’origine ou celle de leurs parents immigrés. D’autres, séduits par la culture d’un pays, décident de traduire des poètes étrangers. Pourquoi choisissent-ils tel pays plutôt que tel autre? Comment sont sélectionnés les poètes qui seront traduits? Par l’importance de leur œuvre? À cause d’affinités entre le traducteur et le poète? Et quand il s’agit de publier une anthologie, quelles décisions le traducteur ou l’éditeur doit-il prendre? D’autres questions nous viennent : si l’on admet qu’une langue comporte toujours des particularités régionales, comment en rendre compte dans la traduction? Quelles embûches rencontre le traducteur? Ce sont autant d’interrogations qu’aborderont les participants et participantes de cette table ronde.
Participant(e)s : Antoine Boisclair, Francis Catalano, Flavia Garcia, Danny Plourde
 
17 h 30 : Mot de la fin : Pierre Nepveu, membre du comité organisateur . 
 
Vin d’honneur